Elever les enfants, entre passé et présent

Walaa Al-Assrah Samedi 23 Novembre 2019-14:09:53 Femme
Elever les enfants, entre passé et présent
Elever les enfants, entre passé et présent

Selon un sondage, 74% des personnes interrogées estiment que les enfants d’aujourd’hui sont bien moins élevés qu’avant. Décryptage. "Les enfants étaient mieux élevés de mon temps": en substance, près de trois quarts des Egyptiens se retrouvent dans cet adage, selon un sondage.

Les sympathisants de droite plus sévères

Selon cette étude, 74% des personnes interrogées jugent que "les enfants d’aujourd’hui sont en général moins bien élevés qu’à l’époque où ils étaient eux-mêmes enfants". Les sympathisants de droite sont plus sévères à cet égard (86%) que les sympathisants de gauche (61%). Et pas besoin d’attendre d’être âgé pour éprouver ce sentiment: les jeunes sont « presque aussi nombreux que les seniors à trouver les enfants d’aujourd’hui moins bien élevés qu’à l’époque où ils étaient eux-mêmes enfants (71% des 18–34 ans et 76% des 65 ans et plus)". 85% des sondés estiment que la plupart des parents ne sont  "pas assez sévères" avec leurs enfants.

Les petits doivent se coucher à 20h20

En moyenne, les Français considèrent que les enfants devraient se coucher à 20h20 lorsqu’ils ont 6–7 ans; à 20h50 à 10–11 ans et à 21h40 lorsqu’ils ont 14–15 ans. Ils pensent aussi qu’ils devraient être autorisés à regarder la télé à partir de 6 ans, à aller sur Internet à 12 ans, à avoir un téléphone portable à 13, un compte Facebook à 15 et à partir en vacances avec des amis à 16 ans. L’école continue de « diviser les Français »: 51% pensent que l’enseignement y est de mauvaise qualité, 48% pensent l’inverse.

Ecole publique-privée, un vrai clivage politique

S’ils avaient un enfant et avaient le choix, 55% des Français préféreraient l’inscrire dans une école publique, 44% dans une école privée. Chez les sympathisants de gauche, une écrasante majorité (82%) préfère le public, tandis qu’ils sont 64% chez les sympathisants de droite à préférer le privé. Six mois après la généralisation de la réforme des rythmes scolaires, 68% des Français estiment qu’il s’agit d’une « mauvaise chose ». Ils étaient 60% à la rentrée, selon une étude CSA pour RTL publiée le 1er septembre 2014. 73% des Français seraient opposés à ce que l’évaluation des élèves ne se fasse plus par des notes, hypothèse préconisée jusqu’en sixième par la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves mais écartée par la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem.

Enfin, l’histoire-géographie est la matière préférée des Français (27%) lorsqu’ils étaient enfants, devant les mathématiques (25%) et le français (21%)

en relation